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Velib, Ofo, gobee, etc

La fin de l’année 2017 a également annoncée la fin du contrat de l’entreprise decaux pour la gestion des fameux velib’ parisien.

 

Cette échéance était connue depuis longtemps (enfin surtout de l’entreprise et de la mairie de Paris) mais n’a été anticipé par personne : entre l’annonce en avril du nouvel opérateur qui serait au taquet et près à tout mettre en service au 1er janvier 2018 et Decaux qui assurait à tous ces utilisateurs que le service ne serait pas perturbé et que les travaux n’auraient qu’un impact minime sur les usagers.

 

Ça c’est la théorie, et on sait que en théorie tout fonctionne.

En pratique c’est une autre histoire. Pour ce qui est de mon cas personnel, la station au pied de chez moi a été fermée au moment des vacances de la Toussaint. Naïve que je suis, j’ai cru au laïus de decaux : « durant les travaux, il y aura toujours une station ouverte autour de chez vous », après vérification, les 4 stations situées autour de chez moi se sont retrouvées close les jours suivant (pas toutes le même jour certes mais le résultat est le même).

 

Plus de vélib, retour donc temporairement (il y a du temporaire qui dure, comme dirait l’autre) au métro.

 

1er Décembre, toujours pas de nouvelles stations à l’horizon, mais toujours plus de stations fermées. Et là … débarque Gobee. En cette période de disparition des vélibs, voire cette nouvelle offre arrivée est presque un miracle, d’autant plus que ces nouveaux vélos (vert) se garent n’importe ou, tant que c’est à proximité d’un parking à vélo.

 

C’est un plus cher que le vélib (50c la demi-heure, quand mon abonnement vélib me permettait de pédaler 45 min gratuitement), fonctionne avec une appli sur le téléphone (il faut scanner un QRcode), mais c’est une solution…. Enfin pour les parisiens.

 

Car oui, ce nouveau service limite son utilisation à Paris, mais pas Paris dans ces limites officielles, Paris jusqu’au périf. Dans la tête d’un grand nombre de personnes, le périf est la frontière entre paris et le reste du monde. Sauf que dans les faits de l’autre côté du périf c’est encore paris (au moins une rue en tout cas).

 

Donc ces petits verts qui fonctionne avec un système de point (plus on pédale et plus on a de point pour pouvoir gagner des minutes gratos), vous indique si vous vous garer à 10 m de leur pseudo limite que vous allez perdre des points (et salutation à ceux qui habitent en proche banlieue).

 

Voyons le bon côté des choses, je peux au moins faire le trajet de mon travail jusqu’au limite de paris.

 

Quelque jour plus tard, apparaissent les petits jaunes (on aura bientôt toutes couleurs l’arc en ciel pour faire du vélo à Paris) de chez OFO. Et pour ce faire connaître ceux-là propose de tester gratuitement leurs vélos jusqu’à la fin de l’année (pendant 1 mois, donc. Offre qui a été reconduite en janvier). Petite différence avec les gobee, il faut avoir un code pour débloquer Ofo (avec une appli sur le téléphone) qui change dès que l'on ferme le cadenas.

Similitude avec le Gobee, la frontière parisienne. Chez eux on ne perd pas de point, mais le vélo garé à proximité de chez vous (hors de la zone parisienne) et près d’un parking à vélo se révèle inutilisable, bloqué par Ofo car vous n’avez pas respecter la règle.

 

Puis sont arrivés les oranges de chez obike, qui fonctionne comme le Gobee pour le cadenas. Légèrement refroidi par mes 2 première expériences, je n’ai pas tester celui-là.

Dernièrement sont arrivés les Mobike (venus de chine), avec des vélos légèrement différents (plus difficile à casser à priori).

J'ai voulu tester ces nouveaux-venus, espérant enfin trouver une version qui sorte de Paris. Outre une obligation, à l'enregistrement, d'autoriser l'envoi d'informations personnelles en Chine (les vélos ne sont apparemment pas gérer depuis la France), ce service ne se démarque pas des autres quand à la zone d'utilisation.

 

Autre similitude entre tous ces vélos (à l’exeption du OFO), ces vélos n’ont pas de vitesse, ce qui donne rapidement l’impression de pédaler dans le vide.

 

Les vélos se multiplient et malheureusement les dégradations également : rayons coupés, panier enlevé du vélo, selle disparue, cadenas forcé et cassé ou jeunes abrutis (je suis polie) qui utilise les Gobee (entre autres) comme trampoline.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, cette multiplication de vélo qui a première vue est bénéfique, se retrouve assez limitée au niveau du bénéfice (blocage si l’on sort des « limites » de Paris, multiplication de vélos inutilisable, regroupement des vélos sur les grands artères de Paris, …) et les abonnés vélib’ se retrouve abandonnés par le nouvel opérateur.

 

Alors oui je pourrais acheter un vélo personnel même d’occasion (c’est déjà le cas de mon chéri), mais d’une il faut une place au départ (mon domicile) et à l’arrivée (mon travail) pour le garer, ensuite payer un vélo en ayant un abonnement à un service de location de vélo en cours, semble pour le moins ironique.

Peut-être qu’une fois l’installation entièrement terminé, le service marchera très bien et les abonnés seront tous en extase devant ces nouveaux vélos (ce qui a cette heure est loin d'être le cas : stations non fonctionnelles, vélos impossible à emprunter...), mais en attendant, un peu de communication et de considération du nouvel opérateur ne serait pas un luxe.

 

Quoi qu’il en soit, l’on peut toujours trouver au détour d’une petite rue parisienne, quelques anciennes version du velib, pas forcément en très bon état.

 

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